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Claude Tissendier - Django’s dream

Revoilà Romain Brizemur au sein de Django’s dream, quartet dans lequel on retrouve son petit camarade Luc Desroy à la guitare, André Bonnin à la contrebasse, et Claude Tissendier à la clarinette et aux arrangements... Ça va swinguer !

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J’avais chroniqué en 2007 « Blues sombre », autoproduction de Romain Brizemur, guitariste de formation classique passé au jazz ; le revoilà au sein de Django’s dream, quartet dans lequel on retrouve son petit camarade Luc Desroy à la guitare , André Bonnin, qu’on a pu voir aux côtés de Sami Daussat, à la contrebasse, et Claude Tissendier à la clarinette et aux arrangements.

Ce dernier, au CV grand comme le bras, a joué, entre autres, avec quelques grands orchestres (Gérard Badini, Ornicar et surtout celui de Claude Bolling dont il est le pilier depuis plus de 30 ans), dans les petites formations d’Irakli ou de Dany Doritz...mais aussi en leader ; citons Saxomania, créé en 1987, composé de 4 sax et d’une section rythmique. Pour la petite histoire, rappelons que Claude Tissendier débuta sa carrière aux côtés du guitariste Challain Ferret, disparu en 1996, l’un des cousins des frères Ferret, ex accompagnateur de Django et excellent interprète de musique tzigane. Il retrouve donc ici ses premières amours.

Dès le premier morceau, le ton est donné ; l’excellente rythmique déroule le tapis à deux solistes très inspirés à la belle complémentarité. Au Stimer monté sur Dupont, Romain Brizemur conjugue dans son jeu plutôt moderne, phrasé limpide, très beau son et chorus enlevés, remarquablement construits et n’oubliant pas la respiration. Stylistiquement, il est plus près de Marc Fosset que des stakhanovistes du manche, qui sont légion dès qu’il s’agit de rendre hommage à Django.Tissendier est lui aussi en grande forme : sonorité, précision, finesse, fluidité du phrasé, chorus virevoltants et questions-réponses brillantes avec son petit camarade. Çà joue, quoi ! Et surtout ça swingue, sans jamais forcer ! (cf Place de Brouckère ) On sent que ces gars là se font plaisir et c’est fortement communicatif ; Il se dégage de leur interprétation une fraicheur et une évidence assez rares : mise en place impeccable, arrangements itou, musicalité..Pas de manoucheries ici mais du jazz, celui du Django et plus particulièrement le Django des années de guerre avec clarinette, bien sûr ; 12 admirables compositions dont certaines peu jouées comme le magnifique Crépuscule que l’illustre manouche grava en 1941 avec Hubert Rostaing à la clarinette, l’occasion pour Romain Brizemur d’un brillant chorus. Bref voilà un quartet au bel équilibre dont le disque très réussi mériterait un label.

1. Belleville (D. Reinhardt) 3’52
2. Djangologie (D. Reinhardt/S. Grappelli) 4’11
3. Crépuscule (D. Reinhardt) 4’40
4. Douce ambiance (D. Reinhardt) 4’49
5. Nuages (D. Reinhardt) 5’02
6. Place de Brouckère (D. Reinhardt) 4’08
7. Swet Chorus (D. Reinhardt/S. Grappelli) 6’17
8. Swingtime, springtime (D. Reinhardt) 5’06
9. Oriental shuffle (D. Reinhardt/S. Grappelli) 5’27
10. Swing 9 (D. Reinhardt) 4’56
11. Django’s dream (D. Reinhardt/C. Debussy) 5’24
12. Minor swing (D. Reinhardt/S. Grappelli) 4’29

Enregistré en mai 2010 au studio Mesa à Barneau (77)

Label : Autoproduction
Date de sortie : 24 octobre 2010

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