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Struber Swing - Quasimodo

Deuxième album pour le Struber Swing... Quasimodo confirme tout le bien qu’on pensait de la bande à Struber : un jazz manouche et moderne avec de belles impros de guitare, le violon de Guillaume Singer et deux crooners en prime !

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10 pièces disponibles


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Rating: 1.0/10 (1 vote cast)

Le style de Jean-Baptiste Struber, guitariste de swing manouche, tient beaucoup plus de Biréli Lagrène et de ses héritiers que de Django et des traditionalistes du swing. On sent bien dans son jeu l’influence d’un jazz moderne, bop et américain, qu’il conjugue magnifiquement avec une technique typiquement manouche (il joue principalement sur une "grande bouche"). Sur ce deuxième album, on retrouve à ses côtés une rythmique composée de Rodolphe Bazière (guitare) et Fabricio Nicolas (contrebasse), rejoints par le violoniste Guillaume Singer et deux crooners : Valérie Haumont et Larry Browne.

Le répertoire alterne standards et compositions. Bill Evans est convoqué pour une dynamique Waltz for Debby pleine d’invention rythmique et alternant les tempi ; Charlie Parker également pour un Quasimodo décontracté où les deux solistes phrasent amirablement. Les quatre standards suivants permettront à Jean-Baptiste d’intervenir dans un registre où il excelle tout particulièrement : l’accompagnement d’une voix, où l’on se doit impérativement de trouver le bon dosage entre interventionnisme et discrétion. L’équilibre est ici élégamment trouvé, et le jeu expert de Jean-Baptiste tant en rythmique (belles relances, beaux accords) qu’en contrechants pertinents met les voix parfaitement en valeur. Larry Browne, trompettiste chanteur new-yorkais mais parisien de longue date (adoubé par Jimmy Scott, Mark Murphy et Tony Bennett, s’il vous plait !) se place dans la grande tradition de Sinatra ; l’interprétation avant tout en soignant l’articulation et le timbre (More, très réussi). Valéry Haumont est lui plus dans la modernité, utilisant sa voix comme un instrument et scatant sans complexe (Green Dolphin Street) : on penserait plutôt à Mark Murphy et ses héritiers, Kurt Elling en tête, en l’écoutant.
Du côté des compositions, là encore, il y a des idées. September dream est un "funk manouche" où Guillaume Singer impose la modernité de son jeu (on est loin de Grappelli), et permet à Jean-Baptiste de bopper à l’électrique. Echo, balade convaincante, calme le jeu en proposant un thème violon/contrebasse à l’unisson. Guitare Passions annonce la couleur avec son thème alambiqué qui se résout en swing ravageur : ça phrase méchamment, mais tout en décontraction ! Enfin, Valse & vertige, à mille lieues du musette sort des conventions du genre manouche en brisant tempo et harmonie et semble faire echo à la reprise de Bill Evans qui ouvre l’album.
Quasimodo confirme donc tout le bien que l’on pensait de la musique de Jean-Baptiste Struber : assurance du style,richesse des improvisations, compositions convaincantes, cohésion du groupe... On lui souhaite un beau succès !


1. Waltz for Debby (B. Evans) 3’45
2. More (R. Ortolani/N. Newell) 3’22
3. September dream (J.B. Struber) 5’25
4. Echo (J.B. Struber) 4’28
5. Quasimodo (C. Parker) 3’58
6. Guitare passions (J.B. Struber) 4’50
7. Every time we say goodbye (C. Porter) 5’29
8. On green dolphin street (B. Kaper/N. Washington) 3’42
9. Valse & vertige (J.B. Struber) 3’52
10. Long ago and far away (J. Kern/I. Gershwin) 3’27
Enregistré les 13 & 14 juin 2011 avec la participation de Sylicone, Paris.

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