Né il y a 100 ans, le 23 janvier 1910, ce musicien extraordinaire, seul européen à marquer l’histoire du jazz, fait aujourd’hui la une des médias 57 ans après sa mort. Né dans la communauté des gens du voyage, brulé gravement à la main, il va inventer une façon de jouer de la guitare avec seulement 3 doigts. Mélangeant la tradition Tzigane et le Jazz américain puis le bop il va, avec Stéphane Grappelli au violon, mettre en place un nouveau style musical qu’on appelle aujourd’hui le « jazz manouche » ou le « Gypsy jazz ».
Avant lui, pas de musique de ce style. Certains diront « après non plus d’ailleurs »…
En tout cas la pompe et les guitares françaises n’ont jamais eu autant la cote qu’aujourd’hui. Chapeau bas Monsieur Django !
Ce site est un hommage à ce musicien extraordinaire.
J’espère que là où il est, ça swing du feu de Dieu avec Stéphane !
Pour les 100 ans voici l'interview audio de Django à l'occasion de sa rencontre avec Benny Goodman à NYC le 08/06/1950 :
Biographie :
Acte de Naissance
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le 23 janvier 1910 à Liberchies en Belgique de Jean Reinhardt dit "Django" (et non "Jean-Baptiste" comme on le voit souvent - voir certificat de naissance) fils de "Laurence Reinhardt" et de "Jean-Eugène Weiss" (écrit également "Vées"). Sur le certificat de naissance son père va signer "Jean-Baptiste Reinhardt" pour échapper à la conscription militaire française. Django portera donc le nom de sa mère, emprunté par son père, Reinhardt.
La famille de Django fait partie de la communauté des gens du voyage. Elle circule au rythme des saisons du midi de la France au Nord. En janvier elle stationne au abords de la ville de Liberchies quand est né Django.
1923 : A treize ans il se produit au banjo au côté de Jean Vaissade dans les bals de Paris.
Main brulée de Django
1928 : Suite à un incendie dans sa roulotte, du côté de la porte de Clignacourt à Paris, le rendant infirme notamment de la main gauche. On préconiose une amputation. Mais Django refuse. Son frère Joseph lui amène une guitare (plus facile à jouer que le banjo) pour l'ader à se rééduquer. Il va développer son jeu en jouant avec deux doigts valides (il utilisera également ses deux doigts brulés pour pour jouer en accord).
1930 : il joue beaucoup sur la Côte d'Azur.
1933 : il rencontre Alix Combelle et Stéphane Grappelli. Avec ce dernier il va créer "Le Hot Club de France" avec qui il va se tailler une très grande réputation dans le monde entier. De nombreux solistes américains de passage en France se produisent avec lui : Coleman Hawkins, Benny Carter, Bill Coleman, ...
Pendant l'occupation, il joue avec Pierre Fouad et Hubert Rostaing (Grapelli préférant rester à Londres).
Après la guerre il tente l'aventure américaine mais sa difficulté d'adaptation dans les grands orchestres (Duke Ellington), lui valent un revers de carrière qui le marquera longtemps.
De retour à St Germain, il enthousiasme encore toute une génération par sa virtuosité et son talent d'improvisateur. Il se retire à Samois.
Décès le 16 mai 1953 à Fontainebleau (France)